Musique : Grouper
Le chant d'une sirène comme on en trouve peu
Alors j'ai demandé à Mathilde – la jolie modèle, vous l'aurez compris – d'où venait cette musique. "Grouper", m'a-t-elle dit. Sans tarder, je suis allée écouter ce que ce nom cachait, ce qu'il avait dans le ventre. Un coup de foudre intersidéral, voilà le résultat des courses.
Il est difficile de décrire ce qui semble indescriptible, ce qui touche au plus sensible, au plus léger, au plus profond en soi-même. Grouper, de son vrai nom Liz Harris, façonne une musique de bout du monde. Un des titres s'appelle d'ailleurs "made of air". C'est ça : ses chansons sont faites d'air. Elles ne s'écoutent pas, elles s'entendent. Elles accompagnent les silences, les voix d'apaisement, les rédemptions. Elles forment des boucles qui se répètent, inlassables et nouvelles à chaque instant de par les émotions qu'elles procurent. Quelques touches de piano, quelques frôlements d'air, quelques guitares ouvrant des mille-feuilles de conscience pure, quelques chants légers, et voilà. Je me retrouve quelque part en Islande, assise en tailleur parmi les fjords, à regarder nager les grandes baleines à bosse.
C'est tout ça, Grouper. Une douceur froide, des notes méditatives, un appel sur les ondes, la phonétique improbable d'une sirène hors du temps.
Grouper n'est pas hors de l'espace, elle offre un espace infini. Grouper fait de la musique qui n'en est pas vraiment : c'est tellement plus que ça.
Merci à Mathilde et à la très talentueuse Violaine Loves You, grâce auxquelles j'ai découvert cette artiste éthérée, mélancolique mais incroyablement vivante dans son oeuvre.
Il est difficile de décrire ce qui semble indescriptible, ce qui touche au plus sensible, au plus léger, au plus profond en soi-même. Grouper, de son vrai nom Liz Harris, façonne une musique de bout du monde. Un des titres s'appelle d'ailleurs "made of air". C'est ça : ses chansons sont faites d'air. Elles ne s'écoutent pas, elles s'entendent. Elles accompagnent les silences, les voix d'apaisement, les rédemptions. Elles forment des boucles qui se répètent, inlassables et nouvelles à chaque instant de par les émotions qu'elles procurent. Quelques touches de piano, quelques frôlements d'air, quelques guitares ouvrant des mille-feuilles de conscience pure, quelques chants légers, et voilà. Je me retrouve quelque part en Islande, assise en tailleur parmi les fjords, à regarder nager les grandes baleines à bosse.
C'est tout ça, Grouper. Une douceur froide, des notes méditatives, un appel sur les ondes, la phonétique improbable d'une sirène hors du temps.
Grouper n'est pas hors de l'espace, elle offre un espace infini. Grouper fait de la musique qui n'en est pas vraiment : c'est tellement plus que ça.
Merci à Mathilde et à la très talentueuse Violaine Loves You, grâce auxquelles j'ai découvert cette artiste éthérée, mélancolique mais incroyablement vivante dans son oeuvre.
Écouter son dernier album, Ruins, sur Deezer : http://www.deezer.com/album/8342058


Commentaires
Enregistrer un commentaire